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STATEMENT ON ALKALINE HYDROLYSIS/DÉCLARATION SUR L’HYDROLYSE ALCALINE
BY THE COMMISSION FOR DOCTRINE
OF THE CANADIAN CONFERENCE OF CATHOLIC BISHOPS

 (La version française est ci-dessous.)

The death and resurrection of Christ is the heart of the Christian faith. Christians live in hope that after death, we will share in Christ’s bodily resurrection (cf. Rm 6:5). This is why the Church has always taken pains to ensure that the burial of the dead – one of the corporal works of mercy – reflects this faith in the resurrection of the body. The dignity accorded to the bodies of the deceased – including the method of their disposition – is not only a proclamation of our faith in the importance and value of the human body but is of great importance in the process of grief and healing for the bereaved.

In recent decades, the practice of flame-based bodily cremation has increased in our country to the point that it is now more popular than traditional burial. Although the Church prefers traditional burial as the clearest representation of Christian hope in the resurrection, it does not object to cremation, provided it is not chosen for reasons contrary to Christian teaching. In recent years, however, new forms of bodily disposition have been developed, specific among them alkaline hydrolysis, in which the body of the deceased is placed in a metal cylinder and dissolved in a chemical bath, leaving only bone fragments similar to those resulting from cremation. The resulting effluent is then flushed into the local sewer system, while the remaining bone fragments are dried, ground and placed in an urn for the family of the deceased, as is the case with cremation.

The process of alkaline hydrolysis is currently being marketed as a “green” and ecologically friendly alternative to cremation, since it consumes less energy and does not release toxic chemicals into the atmosphere. However, the claim that it is ecologically superior is currently disputed. It is now available in a growing number of Canadian provinces.

Our research leads this Commission to the opinion that alkaline hydrolysis does not manifest adequate respect for the dignity of the human body as proclaimed by the faith of the Church. This is primarily due to the fact that, apart from bone residue, the remnants of the entire body are disposed of in the sewer system. It is further compounded by the fact that, in the operation of certain alkaline hydrolysis machines, the machine operator may first be required to puncture or crush the skull of the deceased in order to ensure the complete digestion of soft tissues. This adds another indignity to the body.

In a forthcoming document, we will consider in greater detail the deep reasons for the Church’s teaching on the disposition of human bodies, including the connection of this teaching to the grieving and healing process for the loved ones who often must decide the method of bodily disposition. At the moment, however, given the reasons enunciated above, and as authorized by the Permanent Council of the Canadian Conference of Catholic Bishops, we invite Diocesan and Eparchial Bishops to discourage the practice of alkaline hydrolysis in their respective diocese or eparchy and to indicate to Catholic funeral homes and Catholic cemeteries that its use is not to be promoted or offered.

31 July 2018

Episcopal Commission for Doctrine
Canadian Conference of Catholic Bishops

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DÉCLARATION SUR L’HYDROLYSE ALCALINE
PUBLIÉE PAR LA COMMISSION POUR LA DOCTRINE
DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES CATHOLIQUES DU CANADA

La mort et la résurrection du Christ sont au cœur de la foi chrétienne. Après leur mort, en fait, chrétiennes et chrétiens espèrent être unis à la résurrection corporelle du Christ (cf. Rm 6,5). C’est pourquoi l’Église a toujours veillé à ce que l’œuvre de miséricorde corporelle qu’est la sépulture des défunts reflète cette foi en la résurrection du corps . Le respect accordé aux corps des défunts – et cela comprend la façon d’en disposer – ne proclame pas seulement notre foi en la dignité du corps humain et la valeur que nous lui accordons, mais revêt aussi une grande importance dans le processus de deuil et de guérison des survivants.

Dans les dernières décennies, la pratique de la crémation (incinération) sous l’action des flammes s’est répandue dans notre pays au point de supplanter en popularité la sépulture traditionnelle . L’Église préfère la sépulture traditionnelle, qui représente plus clairement l’espérance chrétienne en la résurrection, mais elle ne s’oppose pas à la crémation pourvu qu’on ne la choisisse pas pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne . Plus récemment, cependant, se sont développées de nouvelles façons de disposer des restes mortels, dont l’hydrolyse alcaline, où le corps du défunt est placé dans un cylindre de métal et dissous dans un bain chimique qui ne laisse subsister que quelques fragments osseux analogues à ceux qui résultent de la crémation . Les effluents sont alors évacués dans les égouts tandis que les restes osseux sont moulus et placés dans une urne qu’on remet à la famille, comme après une crémation.

On propose actuellement le procédé de l’hydrolyse alcaline en faisant valoir qu’il est « vert » et plus respectueux de l’environnement que la crémation parce qu’il consomme moins d’énergie et n’émet pas de produits chimiques toxiques dans l’atmosphère. À l’heure qu’il est, toutefois, la supériorité du procédé sous l’angle écologique est contestée. Il est offert aujourd’hui dans de plus en plus de provinces canadiennes.

Suite à la recherche effectuée, la Commission est d’avis que l’hydrolyse alcaline ne manifeste pas pour la dignité du corps humain un respect qui corresponde suffisamment à celui que proclame la foi de l’Église. Et ceci avant tout parce que, si l’on excepte les résidus osseux, les autres composants du corps sont éliminés dans les égouts . À quoi s’ajoute le fait que pour faire fonctionner certains appareils d’hydrolyse, il peut arriver qu’on demande d’abord à l’opérateur de percer et d’écraser le crâne du défunt afin de permettre la digestion complète des tissus mous. Il y a là un autre manque de respect pour le corps.

Dans un prochain document, nous examinerons plus en détail les raisons qui fondent l’enseignement de l’Église sur la façon de disposer du corps humain et, en particulier, le lien entre cet enseignement et le processus de deuil pour les proches qui ont souvent à décider de la façon de disposer du corps du défunt. Mais pour l’instant, compte tenu des raisons évoquées ci-dessus, et avec l’autorisation du Conseil permanent de la Conférence des évêques catholiques du Canada, nous invitons les évêques diocésains et éparchiaux à décourager l’utilisation de l’hydrolyse alcaline dans leur éparchie ou diocèse respectif et d’informer les maisons funéraires et les cimetières catholiques de ne pas en faire la promotion ou de l’offrir.

Le 31 juillet 2018

Commission épiscopale pour la doctrine
Conférence des évêques catholiques du Canada

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